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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:10

affiche

 

5h30 Dur dur le réveil Mais y a pas, faut se lever J'ai nettement moins mal partout,  alors c'est décidé, je vais prendre le départ de ce Maraisthon, pour 10 km ou bien une seule boucle du parcours marathon.

La veille nous avions étudié les parcours que j'avais imprimés.

(un clic pour agrandir)

10km-Parcours-2011

 

Marathon-Parcours-2011-mini

Nous prenons notre petit déjeuner habituel et en route pour Coulon

 

7h15 Nous arrivons et nous garons dans le grand champ prévu pour les participants, nous sommes guidées par des bénévoles, comme ça pas de places perdues. Il y a déjà pas mal de monde d'arrivé. Nous allons vers le village pour une pause pipi et ensuite un petit tour sur le début du parcours avant de nous mettre en tenue. Le soleil est là mais ce n'est pas encore la grosse chaleur

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8h00 Nous sommes prêtes. Merci encore à la personne qui a accepté de nous prendre en photo avant que je ne parte pour un court échauffement.

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Je vais trottiner à peine 10 minutes, pas envie de trop fatiguer ma jambe droite La gêne sur le côté de mon genou est à peine perceptible, mais j'ai décidé de courir en endurance avec la méthode Cyrano en alternant 9' de course et 1' de marche. J'ai prévu mes ravitaillement comme d'habitude (sucre tous les 5 kms et gel au km17), et j'ai pris en plus une petite bombe de froid pour appliquer sur mon genou toutes les heures, pour le cas où je me sente assez bien pour ne pas attendre Nadine à la bifurcation du 10 km.

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L'animateur convie les meneurs d'allure à se présenter au départ. Mais apparemment seul celui pour 3h30 est équipé d'un ballon de meneur, je n'en vois aucun autre flotté dans l'air.  Mais bon, aujourd'hui je n'en ai pas besoin

Nadine me retrouve juste avant que le départ ne soit donné.

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8h30 Le départ est donné. Je marche comme beaucoup juste avant de passer la ligne de départ et c'est parti. Je me suis pourtant placée assez en arrière mais il y a du monde derrière moi et ça me dépasse, ça me dépasse Une fois quitté le centre ville, seulement une poignée de coureurs me suivent, ça me fait bizarre

Nous repassons par le départ sous de nombreux encouragements, et ensuite à droite pour une grande boucle dans le marais poitevin. Je profite de mes pauses de 1' pour prendre des photos et même entre temps puisque je n'ai pas d'objectif chrono, je fais la touriste

Devant moi se trouvent un binôme de marcheurs athlétiques, ils marchent aussi vite que moi je cours et puis derrière un binôme de féminines qui vont papoter tout du long

 

Après 3/4 d'heure de course, nous arrivons à la bifurcation pour le 10 km. J'hésite quelques secondes et puis finalement je me décide pour le semi. Ma jambe droite n'est pas encore ankylosée et je ne ressens pas de douleur dans le genou, alors on verra bien jusqu'où je tiendrai

A part les bénévoles sur le parcours, il n'y a pas foule pour nous encourager, mais cela ne me gène pas. Je profite du paysage. Malgré la sécheresse, c'est tout de même très verdoyant. Je passe au km10 en 1h08 soit une moyenne de 8,8 km/h. Là je sens que ma gambette s'alourdit. Je n'ai pas mal au genou, je ne mets pas de froid comme prévu. C'est après environ 1h20 de course que je vais laisser les 2 marcheurs s'éloigner, au moment nous traversons une usine sous quelques gouttes de pluie. Le parcours est bien plat, mais avec pas mal de petits ponts pour enjamber les conches

Je passe au km15 en 1h44 (8,6 km/h) et c'est le début de la douleur dans le genou donc là je mets un coup de froid. Peu de temps après il y a un pont et dans la descente je sens la sens bien. Je papote un peu avec une féminine qui va me dépasser. A partir de là, chaque petite descente de pont sera difficile, surtout celui au tapis vert sur le passage de bois et la passerelle à la fin pour enjamber la Sèvre Niortaise C'est à partir du km17 à 1h58 de course (8,6 km/h), et oui je m'y attendais, que la douleur dans le genou se fait beaucoup plus sentir et je fais plus de pauses. Je refroidis à nouveau et je prends mon gel.

Nous passons près du camping l'Ilot du Chail et traversons le village de la Garette, à la sortie duquel le duo féminin va finir par me dépasser, après le km18 et 2h10 de course. Maintenant je décompte les kilomètres et je prends surtout en compte ceux pour la deuxième boucle, comme si je terminais le marathon Je suis à la limite de boîter et nous arrivons sur un passage tout en traverses de bois, ça c'est pas le top pour mon genou Je passe le km20 en 2h22 (8,5 km/h). Je me rends compte que depuis un moment je me rapproche d'une coureuse en rose, elle doit avoir un problème car je ne l'avais pas vu devant moi jusque là... Je vais mettre 9'24 pour atteindre le km21  faut dire aussi que je prends mon temps de boire à chaque poste de ravitaillement Et je ne peux plus courir dans les descentes des ponts, ça fait trop mal Et puis juste après avoir passé la botte de paille du km21, virage à gauche et surprise dans la rue, le chrono du semi

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Je vais bientôt pouvoir soulager mon genou Je rattrape la féminine en rose qui me dit avoir très mal aux jambes et qu'elle aussi va abandonner à la fin de cette boucle. Je coupe après le km42 pour rejoindre directement l'arrivée, sans faire la petite boucle dans la campagne. Tout le monde nous encourage, mais pour nous c'est terminé Nous nous renseignons pour savoir comment signaler notre abandon, mais apparemment rien à faire de spécial. Nous déposons donc nos puces dans la boîte prévue à cet effet.

Je trouve ça très bien comme système.

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Il y a un truc que je n'arrive pas à comprendre...c'est pourquoi dans les courses natures, les coureurs jettent leurs gobelets en visant bien les poubelles alors qu'en ville, même s'il y en a, il y en a plus par terre que dedans Ici pas une saleté sur le parcours

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Je prends une petite collation et je retrouve Nadine qui a terminé son 10 km en 1h01'53 (temps réel), mais d'après elle la distance était un peu plus courte que 10.

Bravo quand même  C'est mieux que moi 

 

Relevé de mon cardio 

Temps Distance km Vitesse km/h FC Moy / Max
  2h42 22,8
  8,4

  152 / 169

 

Nous demandons à l'organisateur si je peux tout de même avoir la médaille au lait d'ânesse malgré mon abandon au semi. "Mais bien sûr !" dit-il.

Merci Mme la Bénévole

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11h30 Nous retournons à ma voiture afin que je me change après une toilette de chat à la lingette. Nous papotons avec un voisin (de parking) marcheur qui a fait le parcours en sens inverse pour croiser sa femme qui participait marathon, et qui est une coureuse d'ultra avec dernièrement un 24h

 

12h15 Nous retournons vers le village car j'aimerais bien saluer Karim Mosta, dont j'ai fait la connaissance aux Foulées de la Soie en 2008, et qui était meneur d'allure en 4h sur ce marathon. Nous pensions avoir manqué son arrivée, mais non, en fait il a aidé une personnne à finir et c'est pourquoi il a mis quelques minutes de plus.

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Même si j'ai souffert durant les 4 derniers kilomètres, je ne regrette pas d'avoir fait ce demi marathon. C'est un beau parcours, une belle organisation avec des bénévoles sympathiques et souriants. Le tout avec une bonne météo même si ce n'était pas tout à fait aussi beau que les prévisions. Je pense que j'y reviendrai à ce Maraisthon, si ma jambe droite retrouve la forme pour courir plus de 2h30

 

12h45 Nous partons vers l'embarcadère Prada pour savoir vers quelle heure nous pourrons faire notre promenade en barque. Dans un premier temps on nous dit pas avant 17h et après discussion, le monsieur finit par nous caser sur une barque pour 14h. Nous serons gagnantes du coup car ce sera 1h30 au lieu de 1h

Alors en attendant nous finissons notre en-cas au bord de la Sèvre Niortaise, avec étirements et petite sieste

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Juste avant cette photo je marchais à cause de ma douleur dans le genou,

je me suis remise à courir quand j'ai vu le photographe

Merci pour ce cliché

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Pour voir le parcours en images, cliquez sur cette photo

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Publié par Sylvounette - dans Marathons
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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 17:08

affiche

Samedi matin nous avions prévu de faire une séance de veille de compétition, enfin du moins pour Nadine qui participera au 10 km, parce que vu mon état physique, il n'était plus question pour moi de me lancer sur le marathon. J'étais encore bien courbaturée suite à mon accident  vélo, et je ne savais pas ce que donnerait ma jambe droite avec sa tendinite du TFL Seulement ce matin là nous nous sommes réveillées avec la pluie et pas une petite pluie Du coup, pas de footing matinal dans le parc du Château de Surgères, que nous avions visité le jour de notre arrivée.

Nous sommes reparties pour un petit roupillon

 

Vers 9h30, nous avons pris notre petit déjeuner.

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Puis direction Coulon après une halte au supermarché de Surgères pour composer notre pique-nique du midi. Nous nous sommes bien concentrées sur la route. Dimanche matin nous partirons de bonne heure et ce ne sera pas le moment d'étudier la carte Il n'y avait qu'une trentaine de kilomètres mais seulement un petit bout de voie rapide, et pour le reste des routes de campagnes Et puis les rues à l'approche du village Maraisthon seront fermées à partir de 7h30, donc nous devrons arriver avant pour ne pas trop galérer

Le parking pour les participants sera en face du village, mais là nous avons pu nous garer sur celui du village. Le retrait des dossards ne débutait qu'à 14h, nous avions le temps de faire un petit tour dans Coulon.

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Les pots d'angélique que nous auront en cadeau.

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13h40 Pause pique-nique au soleil et dans le vent

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15h00 Retour au village

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Nouveau système de puce à code-barre : chrono'lace.

J'ai trouvé ça super simple à installer

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Nous avions bien fait de vérifier nos numéros de dossards sur les listings parce qu'ils avaient changé depuis notre inscription

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C'est la première fois que nous avons un dossard avec notre nom

Le papier du dossard est un peu plastifié et la puce est collée dessus, pas de risque de la perdre avant de l'installer sur la chaussure.

Les bénévoles nous ont remis le tout dans un sac noir et nous sommes allées chercher notre pot d'angélique, cadeau commun aux deux distances. Sinon pour le 10 km c'était un sac jaune en tissu, et pour le marathon un grand drap de bain éponge (et à l'arrivée un savon au lait d'ânesse). Mais à cette heure là, la livraison n'était pas encore faite, donc ceux qui le souhaitaient, pouvaient repartir avec une bouteille de vin blanc du pays.

Nadine avait récupéré aussi les deux bons pour la pasta-party.

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16h00 Tout le monde à l'abri, une belle averse

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Cela ne nous arrangeait guère car nous avions prévu d'aller faire la promenade en barque offerte aux marathoniens. Pendant notre petit tour dans Coulon, nous avions déjà fait notre choix d'embarcadère, celui de la Prada qui faisait un prix réduit pour les accompagnants. De plus les gérants étaient bien plus sympathiques et aimables que ceux d'un autre un peu plus loin...

Nous nous sommes refugiées dans ma voiture en attendant l'éclaircie. Et "Miss Météo" Nadine, après une étude du ciel a préféré que l'on fasse cette visite en barque le lendemain puisqu'il devrait faire meilleur temps

 

Nous avons donc inversé notre programme. Mais avant de partir, l'animateur annonçait que les serviettes draps de bain étaient arrivées. Je l'ai donc récupérée avant de partir pour Saint-Hilaire-La-Palud.

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17h00 Visite du parc ornithologique à pied.

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19h00 Petite promenade au Grand Port d'Arçais.

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Nous avons vraiment eu de la chance avec le temps. A part l'averse de 16h00, nous avons bien profité de la nature au sec

 

De retour sur Coulon, nous sommes parties à la recherche du restaurant dans lequel était organisé notre pasta-party, celle du village Maraisthon étant complète. Nous devions nous rendre au restaurant Le Maraichin, qui se trouvait de l'autre côté de la rivière, pas au centre ville en fait Du coup nous avons fait un grand détour, plus de marche que prévue et encore...pas certaines de trouver un escalier pour regagner la route au niveau du pont Mais ouf il y en avait un sinon c'était demi tour pour prendre la passerelle

 

20h00 Nous étions sous un chapiteau où dînaient également une association de handicapés et les familles d'un bâptème. Un guitariste animait la soirée. Notre repas fut composé d'une salade de pommes de terre, pâtes au jambon blanc sauce tomate gruyère, tourteau fromagé avec une crème sur un fond de poire.

 C'était fête de la musique ce soir là, quelques animations musicales devant certains restaurants. Nous ne nous sommes pas attardées, il commençait à faire frisquet et en plus je voulais rentrer avant la nuit Surtout que nous avions quelques problèmes avec la traversée de Surgères pour retrouver la route de notre logis. A chaque fois nous arrivions par une route différente, pas facile de prendre des repères

 

Voilà pour cette journée de veille de Maraisthon. J'étais nettement moins courbaturée et endolorie que la veille. Mais à marcher je sentais tout de même que ma jambe droite n'était pas aussi fluide que la gauche. Je prendrai quand même le départ du marathon demain matin en alternant 9' de course endurance 9km/h et 1' de marche. Et selon mes sensations à la bifurcation pour le 10 km, je déciderai de faire une boucle du parcours marathon ou bien attendre Nadine pour finir avec elle. Enfin ce serait plutôt elle devant et moi derrière pour une fois

 

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Publié par Sylvounette - dans Marathons
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 20:14

 

bulletin (Small)

Voilà enfin le récit du jour J que vous attendez tant

 

Ce marathon de Nantes sera mon 12ème. Depuis les deux derniers j'ai amélioré mon chrono à chaque fois, alors comme on dit "jamais 2 sans 3", mais après la reconnaissance de la veille, je pense que ce sera difficile d'atteindre les 3h40/3h42. Donc j'espère au moins faire aussi bien qu'à Seine-Eure pour me conforter quant à mon niveau du moment. Et puis obtenir la qualification pour le championnat de France, ce qui est tout à fait à ma portée s'il ne m'arrive aucun pépin, parce que rien n'est joué d'avance sur un marathon, même si on se sent en pleine forme

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5h30 Finalement j'ai passé une bonne nuit après avoir eu du mal à trouver le sommeil. Pour cause le bruit infernal des canalisations d'eau Comme d'habitude je fais mes petits exercices de gym matinaux, une rapide douche et à 6h00 je descends prendre mon petit déjeuner. Quelques coureurs sont déjà en train d'attendre. La salle est décorée de tableaux de vaches peints par Willy Crocq, aux formes et couleurs originales qui m'ont bien plu. Tous les coureurs présents sont unanimes quant aux difficultés de ce parcours pourtant décrit comme roulant

Je n'avais pas pris mon téléphone et lorsque je remonte dans ma chambre, je constate que j'ai manqué un appel. C'était Jacky de PCàP, arrivé de sa Bretagne de très bonne heure pour récupérer son dossard. Je le rappelle pour lui dire que je pensais être au village pour 8h, le temps de me mettre en tenue, remplir mes bidons et préparer un petit sac avec un change pour me couvrir un peu après l'arrivée.

Je prends aussi un poncho plastique pour l'attente avant le départ, que pour une fois je jetterai juste avant de pénétrer dans le sas.

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7h45 Je quitte l'hôtel en footing, ça va bien pour mes gambettes.

Il fait encore bien frais, le ciel est tout dégagé, il va faire beau et chaud

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Un petit coup de fil à Jacky pour lui dire que je suis là et nous nous retrouvons au pied de l'éléphant pour faire connaissance. Il semble en bonne forme et est en train de finir son petit déjeuner gâteau sport.

Je vois aussi une connaissance du Tour du Pays de Caux 2010, en fait le champion, assis bien sagement dans un coin, c'est Kouider Bouregba, qui m'a également reconnue. Je vais donc le saluer et lui souhaiter bonne chance. Il terminera sur la deuxième marche du podium, bravo .


  Puis je vais déposer mes affaires à la consigne et en ressortant je tombe sur mes voisins de tablée de la pasta party. Je leur souhaite bonne chance pour leur course. Je vais retrouver également Yin-yin qui va courir en équipe avec une joélette de l'association "Courir avec", première expérience pour lui.

 

Le parcours

parcours

 

8h35 En attendant le départ, je repars trottiner aux alentours tout en essayant de voir les autres membres d'A.E, mais bon, pas facile avec déjà tout le monde qui afflue. Et puis une jeune femme avec une caméra s'approche de moi et me demande si elle peut me poser des questions et me filmer pour une télé du coin...Décidément je devais avoir une tête à ça ce week-end J'accepte, malgré que ce ne soit pas trop mon truc les questions de dernière minute Et ensuite elle m'a filmée, les pieds surtout, en train de faire mes petits étirements actifs. Du coup le temps est vite passé et j'ai regagné le sas des 3h30 en me mettant sur la fin, juste devant ceux du 3h45.

Cinq minutes avant le départ du marathon est donné celui du semi-marathon handisport, puis celui des joélettes "Courir avec". Nous sommes plus de 3000 concurrents à prendre le départ de ce marathon. Près de moi il y en a un qui fait ses derniers essais de lecture sur sa montre Garmin, qu'un de ses copains lui a apparemment prêté, alors il est gentiment taquiné par d'autres qui lui demandent où est sa notice

Puis petit mouvement de foule en avant, le départ est imminent

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9h00 Pas entendu de coup de feu mais c'est parti en marchant, puis lent piétinement et petit trot juste pour passer le tapis après environ 1 minute Mais bon, pas de panique vu que les prochains kilomètres ne seront pas des plus roulants... Donc comme je vous l'ai décrit dans mon article précédent, ça commence par un kilomètre le long du Hangar à Bananes avec les rails incrustés puis un passage de pavés que tout le monde cherche à éviter en empruntant l'étroite bande de bitume lisse sur le côté, et ensuite nuage de poussière (on se croirait à Ambazac ) et au bout le virage pavé que certains ont coupé mais ils ont dû enjambé la rubalise... Départ donc bien en dessous de mon tempo prévu, km1 en 5'38 Durant ce km, les meneurs de 3h45 me sont passés devant mais maintenant j'ai l'habitude de ce phénomène et je ne m'y fie plus, je les laisse filer. D'ailleurs d'autres coureurs remarqueront aussi qu'ils sont bien plus vite que l'allure pour 3h45 et disent que c'est pour récupérer le temps perdu au km1. En tous cas ils s'éloignent bien, heureusement que je prends mes laps au km. Après ce km un peu difficile, on retrouve un peu d'aise pour courir et prendre son allure. Km2 en 5'05. Beaucoup de monde sur le pont Anne de Bretagne pour nous encourager et en route pour le "Coeur de ville" avec ses faux-plat et la côte de la tour de Bretagne. Km3 en 5'16. Bon ça va malgré le passage du pont. Ensuite je loupe le km4, sans doute au moment où je suis arrivée à la hauteur de l'équipe joélette de Yin-yin qui est en train de prendre son tour. J'attends un peu avant de lui faire signe et lui souhaiter bonne course. Puis un virage en épingle à cheveu avec petit dénivelé, et l'on peut voir en contrebas les autres coureurs. Km4/km5 en 10'24, là je veux vérifier mon temps depuis le départ et grrrr J'ai oublié mon pense-bête que j'avais tout bien plastifié Ben tant pis, je ferai sans, j'avais juste en mémoire le temps pour le semi (1h51) et celui du km35 (jardin des plantes 3h04). Le principal étant que je savais au moins mes temps au km, de 5'13 à 5'15, et jusque là j'étais dans les temps. 5km en 26'24.

Mes gambettes sont en forme ce qui fait que le "coeur de ville" repéré la veille se passe bien. En fait je vais gérer ce parcours en fonction du profil, ne pas forcer dans les faux-plats/côtes des ponts/contre le vent et au contraire accélérer un peu sur les passages plats ou descendants, le tout en contrôlant ma FC (ne pas dépasser 170 puls jusqu'au km35). Beaucoup de monde aussi sur la Place Royale à  nous encourager. Premier stand épongeage, je n'en louperai aucun, je prends l'éponge tendue par les bénévoles et l'essore bien sur ma tête, je rafraîchis mon visage et les bras, et ce à chaque stand, quand bien même je n'ai pas souffert de la chaleur.

Après le km8 en 5'12, repassage du pont Anne de Bretagne avec encore plein d'encouragements. Il faut en profiter parce qu'ensuite ça va être plus calme à mon avis.

Une des arches du départ est en train de se dégonfler, ce sont des coureurs et bénévoles qui la soutiennent lorsque nous passons. Valait mieux pas être trop grand

Cette fois-ci c'est plus cool le long du Hangar à bananes. Après le km10, je me rends compte que l'écart avec les meneurs de 3h45 a nettement diminué, jusque là je ne m'en étais plus souciée et c'est sur le Pont des Trois Continents que je vais les dépasser

Maintenant direction Trentemoult, une longue boucle roulante pour retraverser le pont après le km15 et revenir sur l'Ile de Nantes. Sur chaque pont on sent bien souffler le vent de côté. Deux kilomètres plus loin, un troisième pont, celui de Pirmil, et ensuite nous allons longer la Loire jusqu'au prochain. Maintenant c'est tout droit, il y a quand même des personnes au bord de la route pour nous encourager, et grâce au prénom sur le dossard jai droit à des "Allez Sylvie !" "Bravo Sylvie !", les enfants tendent leurs mains pour recevoir une petite tape. Et puis tout d'un coup vers le km20, j'entends un haut et fort "ALLEZ SYLVIE ! ", du coup je tourne la tête, parce là c'était pas un encouragement d'un inconnu, c'était quelqu'un qui me connaissait, mais qui ici Et là j'ai la surprise de reconnaître Charlie que j'avais rencontré lors du marathon de Vannes. Je lui fais donc un grand signe en criant "Salut Charlie !". J'étais super contente de le voir là. (Merci Charlie pour tes encouragements ).

Passage du semi en 1h51'04 sur le gros chrono de contrôle, super Pile poil dans les temps A partir de là, je vais courir les 15 km suivants jusqu'au Jardin des Plantes avec Joseph (j'ai su son prénom grâce à ses supporters). Après le semi il m'a demandé sur quelle base on était, je lui ai donc répondu dans les 3h42, et qu'il fallait tenir cette allure, les meneurs 3h45 étant toujours derrière. Bon je ne savais pas à quelle distance puisque je ne me retourne jamais quand je cours. Nous faisons plusieurs kilomètres en contre-bas de ce que je croyais être une autoroute, mais en fait c'était le périphérique, avec le vent de face. Par contre je ne me souviens plus si c'était tout plat ou faux-plat. Je suis tellement concentrée sur mes temps au km et ma FC que je ne fais guère attention au paysage. Du coup, maintenant que je vous raconte ce marathon, je n'ai plus souvenir du passage du 4ème pont, le Pont de Bellevue, ni du profil du terrain. Nous étions toujours chaleureusement encouragés dans les traversées de ville. A un ravitaillement j'avais dû perdre Joseph, car il  est revenu à mon niveau en disant qu'il avait eu du mal à me rejoindre. Il m'a alors demandé si cela ne me gênait pas qu'il s'accroche à moi. Ben non, ça m'aide aussi, même si c'est moi qui suis plus souvent devant. Déjà après le semi je remontais des coureurs, mais après le km25 c'était encore plus souvent. Certains peinaient et avaient des crampes.

Passage au km30 en 2h36'51 à mon chrono. Je me sens toujours bien, je dépasse toujours des concurrents et j'ai hâte d'arriver au Jardin des Plantes. Après un peu de descente, voici enfin la grille du jardin, l'entrée est couverte d'un tapis vert. Au ravitaillement j'essaie de prendre un gobelet d'eau mais je suis génée, du coup je zappe.

Passage au km35 en 3h03'01, une minute d'avance, super Faut surtout pas que je la perde La traversée du jardin est en légère montée. Ensuite jusqu'à ce qu'on arrive aux quais de l'Erdre, je ne me souviens plus... Je n'avais pas repéré ce passage la veille, ça me rallongeait trop avec le poids de mon sac à dos Mais vu le temps mis pour le km36 (6'21), je pense que ça devait monter, ou bien mes gambettes commençaient à peiner

Enfin, ensuite j'ai bien profité de la descente vers la Tour de Bretagne pour reprendre un peu de vitesse et faire baisser mes puls avant la dernière vraie côte de ce "Coeur de ville".

Là il me semble que Joseph n'est plus sur mes talons.

Km38 en 3h20'24. Juste avant la côte, une féminine et son lièvre m'a rattappée puis dépassée dans la côte, ensuite je suis repassée devant. Ainsi jusqu'au km40, ensuite j'ai réussi à être devant. Dernier passage sur le pont Anne de Bretagne. Je m'attendais à avoir les quadriceps bien durs après le km38, et bien non, j'avais seulement les jambes lourdes, fatiguées. Toujours autant de monde sur ce pont pour nous encourager. Au km41, j'entends derrière moi un homme et une femme qui parlent, je pensais que c'était la féminine qui avait repris des forces. Mais non, c'est un autre couple. Ils me dépassent après le passage de pavés du bout du quai des Antilles. Dernier km avec le vent de face. Pas trop de monde mais tous les coureurs passent sur la partie bitumée, du coup je suis un peu gênée pour accélérer, je sens que je pourrais aller plus vite, vu que mes quadris ne sont pas comme à Seine-Eure à ce stade de la course. Mais je ne veux pas non plus passer sur les pavés, j'attends donc le passage gravillonneux. Je remonte sur la féminine. Il y a plein d'arches mais je sais que l'arrivée n'est que derrière. Je prends mon lap au km42. Je vois que le gros chrono officiel a passé les 3h43, alors comme je ne veux pas avoir un résultat en 3h44, je pousse sur mes pieds et pique un sprint. Je me rapproche encore plus de la féminine, mais d'autres coureurs me gênent pour la passer et je ne veux pas jouer des coudes. Alors elle a eu au chaud aux fesses, je passe juste 1 seconde derrière elle

Résultat officiel : 3h43'52, j'ai battu mon record officiel de Seine-Eure

Incroyable, vu le parcours je ne pensais pas y arriver

 

Bon, après cet effort des derniers 195m (41"), j'ai les gambettes flagada quand même

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12h45 Je rends ma puce, plus loin une bénévole me remet la jolie médaille. Je passe par le stand collation où je fais remplir ma gourde d'eau. Je prends du pain d'épice, des abricots secs et un quartier d'orange. Mais je n'ai pas trop faim. A la sortie on nous remet un sac contenant des pubs, des petits LU et des Berlingots Nantais. Et en plus nous avons droit à une bouteille de vin blanc, de l'eau et une pomme. Je sors donc de l'espace d'arrivée bien chargée.

Je retrouve Jacky qui a fait un super chrono de 3h06, bravo Il était déjà tout changé et ne donnait pas l'impression d'avoir couru un marathon

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13h00 Je pars en trottinant vers la consigne. Ouh là là, ça me tire bien dans les mollets, heureusement ce n'est pas trop loin. Je récupère mon sac auprès des bénévoles qui sont tout content de voir une marathonienne arriver. Ils ont dû voir plus de filles sur le relais et les foulées. Ils me félicitent pour mon résultat. Merci à vous les bénévoles

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13h30 Je croise Joseph et lui demande si ça a été pour finir. En fait il n'était pas si loin que ça derrière moi, il a terminé en 3h44'38 officiel et il était satisfait lui aussi même si la fin fut plus difficile. Je vais réussir à voir Fab***** qui prépare un 24h et Gourdoda un 100 km. Un appel de Jacky qui me dit qu'il y a Mélanisse de PCàP. Je fais donc sa connaissance au pied de l'éléphant. Il y avait aussi quelqu'un que je n'ai pas reconnu de suite mais qui me disait quelque chose... C'était Jeje77 qui habite maintenant dans le Pays de Loire.

Après avoir papoté un peu avec les uns et les autres, je suis rentrée prendre une bonne douche et me reposer un peu. Et vers 16h je suis ressortie derrouiller mes gambettes et profiter du soleil sur l'Ile de Versailles qui abrite un magnifique jardin japonais.


bulletin (Small)

ani018-R.gifésultats réel : 3h42'53. 11,36 km/h. 5'16/km.

1200ème sur 2614.

42ème féminine sur 241

9ème V2F sur 54

 

Résultats officiels : 3h43'52. 11,31km/h. 1193/2612. 9ème V2F/54.

Passage au semi : 1h51'04. 11,39km/h. 1568/2694. 11ème V2F/56.

 

Relevé de mon Polar 
Temps Distance km Vitesse km/h FC Moy / Max
  3h42'53 43,9
  11,8

    167 / 181

  Premier semi en 1h50'05

Deuxième semi en 1h52'48

Courbe Nantes 2011

 

Mon pense-bête oublié

temps passage (Small)

 

5'13/km 11,5 km/h KM Temps réalisé FC moyenne
       
26'05 5 26'24 156
52'10 10 52'32 160
1h50'05 semi 1h50'05 170
2h36'31 30 2h36'51 171
3h02'36 35 3h03'01 173
3h18'15 38 3h20'24 165
       
3h40'08 marathon 3h42'53 180

 

Fin de mon récit pour ce nouveau record sur marathon

Objectif atteint et pas de bobos à l'arrivée

 

Je n'ai pas souffert de la chaleur, j'ai bu et pris toutes mes drogues régulièrement comme d'habitude. J'ai attrappé au vol un gobelet d'eau à peu près tous les ravitaillements à partir du km15, mes bidons étaient vides à l'arrivée, mais je n'ai pas manqué. Par contre je n'ai mangé qu'une mini-bouchée de ma Mulebar à mi course, pas vraiment de creux.

 

Je suis vraiment contente de cet exploit et pour les 3h40, je retournerai sûrement à Seine-Eure, c'est pour moi le plus roulant de tous les marathons que j'ai courus.

C'est tout de même un beau marathon

Merci beaucoup à tous pour vos encouragements

 

 

Un clic sur la médaille pour voir la suite de mes photos

medaille nantesDSC09759 (Small)

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 12:13

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Samedi matin, levée de très bonne heure, 5h30 pour petit déjeuner, puis départ vers 6h30 en taxi familial pour la gare de Paris-Montparnasse. Autant la circulation dans les rues de Paris était bien fluide, autant la gare était déjà bien animée à 7h en cette période de vacances scolaires. Mon train ne partant qu'à 7h30, j'avais largement le temps d'aller dépenser mes 0,50€ pour la pause pipi, j'ai même dû attendre l'ouverture

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9h52 Le TGV est arrivé à l'heure en gare de Nantes. Le beau temps prévu par la météo est au rendez-vous De nouveau passage par les toilettes mais ici ce n'est que 0,40€

Le bâtiment de la gare n'est pas terrible...

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Le Grand Hôtel de Nantes, où j'ai réservé ma chambre, est situé sur le trajet du parcours du marathon, je vais donc m'y rendre en faisant un petit détour. Le Jardin des Plantes, que nous traverserons dimanche, est juste en face de la gare mais j'ai gardé cette visite pour le matin de mon retour. Je vais donc repérer une partie du parcours "Coeur de ville" en commençant par le Château des Ducs de Bretagne, magnifique monument historique dont je fais le tour avant de monter vers la Cathédrale.

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En chemin je remarque les flèches roses au sol, ce qui me facilite la tâche. Toujours en légère montée j'arrive aux Quais de l'Erdre par lesquels nous arriverons depuis le Jardin des Plantes. Ensuite la route suit celle du tram, en descente jusqu'au niveau de la Tour de Bretagne, un building tout moderne auquel je ne m'attendais pas Et là se présente une vraie côte, heureusement pas très longue et dans la fin de descente c'est le km7.

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Puis direction la Place Royale

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C'est là que s'arrête mon premier repérage car je dois prendre une rue bien pentue (heureusement que le parcours ne l'emprunte pas ), la rue Crébillon avec ses boutiques de luxe, avant de tourner devant le Passage Pommeraye

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et redescendre vers la rue de mon hôtel où je vais déposer mes bagages, avant de poursuivre mon chemin jusqu'au village du Marathon de Nantes.

Déjà avec cet aperçu "Coeur de ville", je sais que le parcours ne sera pas aussi roulant que Seine-Eure 

nantes hotel DSC01140 (Small)

11h15 Je repars bien allégée Tout en descendant je rejoins le parcours vers une grande place où a lieu le marché, il y a un monde fou Il faut suivre la ligne du tram et comme je n'ai pas traversé au meilleur endroit, le trottoir d'en face étant en travaux et barricadé, je me retrouve à marcher sur la partie cyclable de la route jusqu'au pont Anne de Bretagne...un peu dangereux

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Nous passerons 3 fois sur ce pont, alors cette dernière petite montée sera un peu dure je pense juste avant le km40

1/4 d'heure pour atteindre le village en marchant, donc ce sera top dimanche matin pour faire le trajet en échauffement. Je pénètre sous le chapiteau par le mauvais endroit, en fait c'était la sortie

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Pour retirer mon dossard, la bénévole me demande une pièce d'identité, et là même pas le temps de la reprendre que l'animateur du village, arrivé à mes côtés avec son gros micro, s'en empare, et commence son interview

Au stand suivant une bénévole me remet un sac papier d'un joli bleu et une autre un tee-shirt technique violet. Pour une fois il y a encore toutes les tailles disponibles. Mais à vue d'oeil la taille S me semble petite alors j'opte pour du M, et j'ai bien fait. Une petite croix sur mon enveloppe contenant le dossard et la puce, et je range le tout dans le sac en papier avant de ressortir par les stands publicitaires.

Ici c'est plus vite fait qu'au Running Expo de Paris

A midi je suis de retour dans ma chambre, je mange une barre de céréales et hop j'enfile ma tenue de course pour repartir faire ma séance de veille de compétition.

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12h20 C'est parti sous le soleil et un léger vent pour 20' d'endurance sur l'Ile de Nantes, puis 4' actives qui me mènent jusqu'au Pont des Trois Continents et retour en endurance. La chaleur est tout à fait supportable et mes gambettes tiennent la forme

Sur chaque pont on sent bien le vent, et ce début de parcours n'est pas cool

Des rails, des pavés pas du tout réguliers et un passage gravillonneux qui dimanche dégagera une belle poussière Ce passage le long du Hangar à Bananes et les pavés du bout du Quai des Antilles, nous le ferons au départ et au retour, donc dernier kilomètre pas évident pour finir, et avec vent de face

Beaucoup de monde commence à arriver au village, et sur le chemin du retour tous les participants sont reconnaissables avec leur joli sac bleu à la main

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13h15 Une bonne douche et un petit pique-nique avant de reposer mes gambettes en faisant une bonne sieste au frais.

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16h30 Me voici ressortie pour profiter de ce beau temps et continuer ma petite visite du quartier. Tout d'abord la traversée du Passage de la Pommeraye pour redescendre vers l'Ile Feydeau qui n'en est plus une puisque les bras de la Loire ont été comblés et remplacés par de belles pelouses. Ce qui m'a permis de découvrir qu'il y avait également un Hôtel Dieu à Nantes, avec vue sur ces beaux parterres.

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De là j'ai rejoint le village du marathon, en passant par la passerelle Victor Schoelcher, pour tenter de croiser des membres de la communauté Athlète Endurance, bien que le seul que j'aurais pu reconnaître c'était Fab*****, mais bon, je n'ai vu personne donc j'ai poursuivi ma promenade vers le quartier Graslin, tout en cherchant une épicerie pour m'acheter de l'eau et des pommes.

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Mon petit circuit touristique s'est terminé par la traversée du Cours Cambronne.

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17h50 Une bonne heure de repos avant de repartir au village pour la Pasta Party qui est prévue à partir de 19h sous les nefs.

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Le groupe Vinouze Jazz Band animait cette pasta party. J'avais bien fait de ne pas venir trop tard parce qu'ensuite c'était la queue pour se servir, il manquait des chaises alors valait mieux laisser une veste sur la sienne le temps d'aller se servir sinon au retour on risquait de ne plus pouvoir s'asseoir Enfin, les bénévoles ont vite réagi en apportant des bancs. J'ai été surprise de voir la quantité de nourriture que certains coureurs ont pu avaler, surtout les entrées de charcuterie et salades composées avec sauce genre mayonnaise C'est vrai que c'est tentant de voir tout ça sur le buffet

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J'ai papoté un peu avec mes voisins de table mais je ne me suis pas attardée une fois terminé mon repas parce qu'il commençait à faire frisquet.

 

20h30 Retour dans ma chambre et préparation de ma tenue de course et toutes mes provisions pour les 42,195 km

Maillot du club avec dossard épinglé, bandana visière, gants, short avec poches (une pour mes gants et l'autre pour mes déchets), ceinture avec mes 2 bidons d'eau + 1 mini avec un gel dilué (Mulebar citron caféine km38) et la pochette contenant mes 5 pastilles de fructose (toutes les 30'), 2 gels Mulebar (cerise km30 et pomme km35), une petite boîte métallique avec 2 pastilles de sel (mi-course) et 3 comprimés de Sporténine (1c/h), une autre petite boîte dans laquelle j'ai mis en mini bouchées un peu de barre Mulebar au fenouil et réglisse (au cas où j'ai un creux). J'avais testé une petite barre, par l'intermédiaire de la Runnosphère, que j'avais trouvée dure à mâcher, mais celle-ci était d'un format plus grand et bien plus moelleuse

Bon avec tout ça, c'est sûr que ça fait du poids en plus pour courir, mais bon, au fur et à mesure je vais m'alléger

 

22h30 Extinction des feux en espérant passer une bonne nuit 

 

Fin de cette dernière journée de préparation, qui vous donnera un aperçu du décor

de mon 12ème marathon

 

Pour voir mes photos des repérages du parcours,

cliquez sur celles ci-dessous.

  DSC01079--Medium-.JPG NANTES DSC01143 (36)

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 22:40


Marathon des Alpes-Maritimes
Nice-Cannes 2010
Championnat de France

AFFICHE 


Départ le samedi matin à 7h45 en TGV direction Nice, arrivée à 13h25.
Beaucoup de coureurs dans ce TGV ! D’ailleurs certains se sont fait rappeler à l’ordre par l’hôtesse car nous étions dans un train iDTGVzen, donc il faut chuchoter  dans cet espace
Je me suis quand même bien reposée dans ce train en poursuivant ma nuit jusqu’à ce que je sente le soleil se poser sur moi à travers la vitre, et que je découvre la mer au loin. Nous étions déjà au bord de la côte méditerranéenne. Ce qui fait que j’ai pu découvrir une partie du parcours du marathon.

En sortant de la gare de Nice, j’ai eu la surprise de tomber sur un coureur du CCR92 venu en chercher  un autre. Avec tout ce monde c’était vraiment une chance de le croiser là, et j’en ai profité pour lui demander la direction pour la Place Massena. Ensuite j’ai sorti mon petit plan imprimé et j’ai suivi toute l’avenue Jean Médecin, bien longue, pour atteindre cette belle place.
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Il faisait un temps magnifique, cela changeait de Paris que j’avais quitté sous la pluie.
J’ai trouvé le village du marathon sans problème.
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13h50 Avec mon bon de retrait reçu quelques jours avant par mail, je n’ai pas eu besoin de faire la queue à l’entrée. Je me suis dirigée vers le stand des «Dossards France» et consulté la liste des engagés pour trouver mon numéro de dossard : 855
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Une bénévole m’a remis un sac (qui servira de consignes vêtements) contenant une enveloppe avec les dossards, la puce et une étiquette autocollante avec mon numéro à coller sur le sac consigne. Un bénévole m’a gentiment proposé de me photographier devant l’affiche de la course.
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Et à la sortie de ce stand, ce fut une autre bénévole qui m’a demandé de passer l’enveloppe avec la puce pour la contrôler. OK c’est bien la mienne.
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Un peu plus loin, c’est une autre jeune fille qui m ‘aborde pour savoir si j’avais quelques minutes afin de répondre à un questionnaire sur la course à pied.

Je me suis donc installée derrière le PC.
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Puis j’ai continué mon parcours dans ce village à sens unique avec un dernier arrêt au stand de la Caisse d’Epargne où j’ai eu droit à un bracelet avec les temps de passage, j’ai choisi 3h45 sachant très bien que je n’y arriverais pas  J’ai rempli un bon pour recevoir mon résultat par sms, et l’envoyer aussi à deux autres personnes. J’en suis repartie avec un sac contenant de petits cadeaux.
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14h30 Après une demi-heure passée sous le chapiteau du  village marathon, mon estomac commençait à crier famine, je me suis donc dirigée vers la plage ensoleillée pour pique-niquer. Beaucoup de coureurs sur cette plage de galets, facilement reconnaissables avec leur sac consigne 
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Et le temps de finir mon repas, le ciel a commencé à se couvrir de nuages….
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15h00  Je suis partie à la recherche de l’Office de Tourisme pour obtenir des renseignements sur les horaires des bus afin de me rendre à mon hôtel après ma visite du Vieux Nice. J’ai perdu un peu de temps car je ne suis pas allée de suite dans la bonne direction
Renseignements pris avec un plan de la ville, j’ai poursuivi ma visite en direction de la Colline du Château. Mais pour épargner mes gambettes, j’ai emprunté l’ascenceur pour y monter,
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et admirer le panorama sur Nice. Je suis redescendue à pied.
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17h00 J’ai attendu le bus devant le Casino Ruhl.
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Et 30 minutes après j’étais à l’hôtel. J’ai demandé s’il m’était possible de petit déjeuner vers 5h30 mais non, l’heure avait déjà été avancée de 30 minutes à cause du nombre de coureurs présents dans l’hôtel, donc pas avant 6h00.
Vu l’heure tardive et la bonne marche à pied que j’avais faite, je n’ai pas eu le courage de faire les 20 minutes de footing conseillées par le coach. J’ai donc pris une bonne douche puis je me suis reposée en attendant de repartir pour dîner avec mes autres camarades de club, que j’avais contactés entre temps. Nous avions rendez-vous à 19h30 au restaurant  L’Ecurie près de la Porte Fausse.

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18h35 Me voici repartie en bus de nuit. 
J’ai trouvé assez facilement le restaurant grâce aux renseignements, avec l’adresse exacte, que m’avait trouvée sur internet la réceptionniste de l’hôtel.
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Comme j’étais un peu en avance, j’ai fait le tour du pâté de maisons. Les premiers à arriver furent Isabelle et son mari Alexis. Nous nous sommes installés, et heureusement qu’ils avaient réservés car il y avait beaucoup de monde. Tous les restau ont été assaillis par les marathoniens. Puis sont arrivés Fabienne, Laure et son mari. Nous avons bien dîné, j’ai mangé des lasagnes aux 3 couleurs très bonnes. Nous avons aussi bien papoté course à pied et surtout conseillé et rassuré Fabienne et Laure pour lesquelles ce marathon Nice-Cannes était leur premier 

Elles étaient à la fois stressées et pressées d’affronter ces

42,195 km

Nous nous sommes quittés après cette sympathique soirée. J’ai fait un bout de chemin en compagnie de Fabienne, Laure et son mari jusqu’à mon arrêt de bus, leur hôtel étant dans le coin. Mais en consultant les horaires, et bien plus de bus à cette heure-ci, donc retour à pied obligé. J’ai souhaité bonne chance et bonne course à Laure et Fabienne, car dimanche nous ne serons pas dans le même sas, et avec la foule ce ne sera pas évident de les trouver avant le départ.

21h30 Retour de nuit sur la Promenade des Anglais qui m’a permis de visualiser les 2 premiers kilomètres.
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Mon hôtel se situe donc à environ 2,5 km et à peine 30 minutes du départ du marathon. J’ai noté le temps parce que dimanche matin si je ne vois pas le bus venir, je partirais de nouveau à pied une fois mon petit déjeuner terminé.

J’ai préparé toutes mes affaires de course à pied et vers 23h00, extinction des feux.
Ainsi s’est terminée cette journée de veille de course bien remplie et sous le soleil.

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JOUR  J

14 Novembre 2010


5h00 C’est l’heure de prendre la première partie de mon petit déj. Un gâteau de riz caramel, une compote et une grosse part de mon gâteau sportif. Ensuite je me mets en tenue de course, et en attendant d’enfiler une deuxième couche et d’aller finir de petit déjeuner à 6h00, je me repose.….Enfin presque parce que des cris extérieurs ont attiré mon attention, et j’ai assisté à une belle bagarre de «belles de nuit » juste au pied de l’hôtel 

Pas cool tout ça
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6h00 Je descends à la salle du petit déjeuner et, au passage à l’accueil, je demande au réceptionniste s’il peut me donner un grand sac poubelle, car le sac que l’on m’a remis au village marathon n’est pas assez grand pour contenir mon gros sac à dos.
Il y a déjà une dizaine de coureurs qui font la queue pour se servir. Je ne vais prendre que du thé et un morceau de fromage. Puis, je file direct à l’arrêt du bus en face de l’hôtel. Une jeune femme attend et me confirme bien qu’un bus doit passer. Mais toujours rien à 6h30 donc je décide d’aller à pied. Ce sera mon échauffement, 2,5 km d’un bon pas dont je ferai la moitié en compagnie d’un belge jusqu’à l’aire de départ du marathon.
Il fait encore nuit et le ciel me semble bien couvert. Le sol est humide mais je ne sais pas si c’est qu’il a plu dans la nuit ou bien si les trottoirs ont été nettoyés….
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7h00 Il y a déjà une bonne animation quand j’arrive. Je vais directement vers les consignes, c’est impressionnant cette installation avec d’immenses caisses en carton dans lesquelles les bénévoles lâchent les sacs 

Heureusement qu’il n’y a rien de fragile dans le mien
Après avoir repéré la caisse correspondant à mon numéro de dossard, je cherche non loin un endroit pour me poser et me mettre en tenue (short et débardeur du club, manchettes, buff autour du cou, bandana casquette et mes gants) avec le fameux  plastique JI pour rester au chaud. Je m’équipe de ma ceinture porte bidons et ravitaillement, j’emballe mon sac à dos dans deux sacs poubelles et je vais le confier à une bénévole qui le balance dans la caisse…..pas gros bruit, donc sa chute a dû être amortie par les nombreux autres déjà déposés
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7h30 Je suis prête, une pause pipi pendant qu’il n’y a pas trop foule et je pars à la recherche de mes camarades de club Isa et Alexis. Je me dirige donc vers le sas de départ du championnat de France, et tournant mon regard sur la plage j’aperçois Isabelle qui trottine à la recherche d’un petit coin tranquille. Je l’appelle, elle me fait signe que son mari est plus loin. Et le temps de diluer mes gels dans ma mini gourde, elle nous a rejoint.
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7h40 Nous décidons d’entrer dans le sas réservé au championnat de France. Nous patientons tout en papotant. Avec Isabelle, nous avons à peu près les mêmes objectifs, tout d’abord finir car elle, elle a toujours sa tendinite qui la titille, et moi j’ai enchaîné les compétitions, et sinon faire moins de 3h52 pour nous requalifier, et pour Isa, si sa blessure tient le coup elle tentera de battre son record……Donc pour moi ce sera une allure entre 5’27 et 5’20 au km tant que je pourrais
L’animateur nous annonce que le départ est retardé de 15 minutes à cause du retard des trains, de nombreux coureurs ne sont pas encore arrivés.

Il nous fera patienter en musique et en  « hola »
Des coureurs près de moi, voyant mon maillot CCR92, me disent qu’ils sont du Plessis. «Ah oui, alors votre entraîneur c’est aussi Jean ? », ce qu’ils me confirment et je leur souhaite bonne course.
Et puis Isabelle est en train de papoter avec une coureuse, toute mini, et comme je l’entends parler de l’ASPTT Strasbourg, je lui demande si elle connaît «Muriel Webelette »….J’ai vu à son regard surpris que oui, je lui ai donc expliqué que je la connaissais par son blog  J’ai donc fait la connaissance de “Tic”
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8h15 Pan  ça y est nous voilà partis pour ce marathon Nice-Cannes  Départ rapide mais pas trop de piétinement ni de bousculade, la route est large. Ce qui est bien c’est que les préférentiels (3h00) du marathon open partaient au même niveau que le championnat de France mais dans l’autre moitié de l’avenue, et on se rejoint plus loin. Il n’empêche que dès le départ je me fais bien dépasser vu mon allure de tortue  Le ballon des 3h00 me dépasse rapidement.
Dès le 2ème km ma copine Isa a déjà pris le large, je ne me sens pas de la suivre, et je vais vite la perdre de vue après qu’elle soit sortie un peu des rangs pour jeter son plastique sur le côté.

 

J’ai loupé le lap du km1 mais au km2 je passe en 10’42, un peu trop vite mais dans ma fourchette d’allure. Mes jambes sont bien pour le moment, j’étais un peu inquiète par rapport à toute la marche pied faite la veille, par contre je vois bien que mes puls sont déjà à 160 alors que pour  Seine-Eure j’y étais au km15. Donc je vais pas mal courir en surveillant ma  FC.
Malgré le temps gris, je profite bien du paysage tout en courant, la vue sur la mer, les habitants sont nombreux à nous encourager, je les remercie au passage. Une dame m’a même dit que mon prénom était caché….Hélas non, c’est que mon dossard n’était pas nominatif.


Au km5, 27’20, je regarde mon pense-bête en 5’27, je constate que je n’ai que 4 secondes de retard. Je continue donc comme ça et à un moment arrive à ma hauteur un coureur du CCR92 que je ne connais pas (il ne vient pas au stade le soir). Nous faisons donc connaissance tout en papotant, son objectif est de 4h00 et c’est son marathon anniversaire de V3. Puis il va me laisser partir et rester à distance derrière moi, jusqu’à je ne sais plus trop quel kilomètre où là je suis en baisse de régime il va me dépasser…


Au km10, je suis toujours bien, je passe en 54’38 (+6sec). Il y a toujours du monde qui me dépasse mais toujours pas le ballon 3h45. Puis au niveau de Cagnes sur Mer, nous décrochons du bord de mer pour un aller retour en ville, et c’est au km13 que je me suis faite encadrer puis dépasser par le groupe de 3h45. Je vais les suivre un certain temps.
Au niveau de la Baie des Anges, après le km14, nous faisons aussi un aller retour où nous croisons ceux qui nous précèdent. C’est là que je vais voir Isabelle qui a bien de l’avance sur moi, je l’encourage. Et quand j’aurai effectué mon demi tour, cette fois c’est Laure que je vais reconnaître et encourager mais elle ne m’a pas vu. Elle est à peu près à même distance derrière moi que je ne le suis derrière Isabelle. Je me dis  qu’elle ne va pas tarder à me rattraper, son objectif étant de faire entre 3h45 et 4h00.


Au km15, je passe pile poil dans les temps en 1h21’49. Je suis contente et espère tenir ainsi jusqu’au bout, sauf que je ne sais pas du tout à quoi ressemblent les côtes à venir  Jusque là c’est pratiquement plat mais je sens quand même que dans le moindre faux-plat je n’ai pas de jus dans les gambettes. Nous retrouvons le bord de mer. Et puis à partir de là, j’ai senti un coup de moins bien, je ne me souviens plus s’il y avait des faux plats avant le semi, mais c’est dans cette partie là que Laure m’a rejointe, en bonne forme et toute heureuse  J’étais contente pour elle car elle allait réussir son objectif.


Au km20 j’ai maintenant 1’ de retard donc c’est foutu pour la qualif, et quand je passe l’arche du semi avec le contrôle de la puce, le gros chrono affiche 1h56’ (+2’30) donc là c’est vraiment foutu d’autant plus quand je découvre la côte d’Antibes  Je cours au début, puis ça me tire trop dans les mollets alors je marche un peu avant la descente. Mais toute cette partie juqu’à Juan les Pins est bien vallonnée, un vrai casse pattes pour moi qui me fait atteindre les 6’ et + au km et une FC qui va dépasser les 170 ! Une fois sortie de là, je vais continuer tranquillement en endurance. Je me fais toujours passer par des groupes, et déjà vers le km25 j’en vois qui peinent, marchent.


C’est un peu avant le km30, passé en 2h52, que le ballon des 4h00 va me dépasser. Maintenant je pense que je ne vais pas tarder à voir arriver Fabienne puisque son objectif est de 4h00   Alors là, heureusement qu’il y a le paysage pour me motiver, malgré le temps couvert, parce que le ballon vert ça met un coup au moral. Mais bon, le coach m’a dit “Fais toi plaisir”, alors ce sera le plaisir des yeux pas celui des gambettes  Et puis les encouragements du public ça fait du bien aussi. Comme prévu, mais je ne sais plus à quel km, j’entends une voix féminine qui m’appelle et c’est Fabienne, souriante elle aussi malgré une douleur dans la hanche gauche mais en forme tout de même pour finir dans son objectif. Maintenant je suis la dernière du club, sans doute aussi la dernière du championnat
Je n’ai pas le courage de m’accrocher à elle, je préfère assurer et terminer sans blessure car je sens que ma jambe droite a ses petits bobos qui se manifestent (ischio et genou), rien de douloureux, juste une gène qui je sais n’empirera pas si je ne force pas.

 

A présent je ne regarde plus mon chrono, seulement le paysage. Et là surprise  Je pensais que c’en était fini des côtes  Eh bien bon  au loin j’aperçois une longue file de coureur qui s’étire sur une longue pente et à mes côtés j’entends un coureur dire que c’est la côte du 36ème longue et régulière  Diable  Alors dans celle-ci et à mi-parcours, je m’arrête et prends le temps de faire deux  photos et je repars.
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Et enfin le panneau CANNES au km38  Bientôt la fin et je constate que mes quadriceps ne sont pas du tout durs comme à Seine-Eure, normal ça fait presque 10 bornes que je cours comme une tortue  Du coup je retrouve un peu de force pour repasser un peu au-dessus des 10 km/h, mais tout de même qu’ils vont être longs ces 4 derniers kilomètres  Et dans le dernier kilomètre, préssée d’en finir et sous les encouragements du public, je retrouve la force d’accélérer encore et de passer tous les coureurs devant moi.
Le gros chrono affiche 4h12 et des poussières quand je franchis la ligne d’arrivée  Diable mon pire chrono sur marathon mais pas tant que ça, 4h10 pour mon premier.
Objectifs non atteints mais quand même bien satisfaite après mon enchaînement de compétitions en un mois car le parcours n’est pas si facile
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J’ai un peu de mal à trouver l’équilibre pour poser mon pied sur le tabouret du “coupeur” de puce, ensuite une bénévole me remet le tee-shirt technique kaki “finisher” de la course et une autre la médaille.

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Au stand collation on nous remet un sac avec un petit pain complet aux fruits secs et de l’eau, et plus loin nous avons le choix de fruits frais (bananes, clémentines, pommes, raisin). J’ai mis de tout dans mon sac sauf le raisin.
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Je récupère mon sac à dos. Il  est tellement lourd que la bénévole me demande ce que j’ai dedans. Alors je lui explique que je ne retourne pas sur Nice, je reprends le train à Cannes pour Paris donc j’ai toutes mes affaires du week-end
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C’est un peu difficile pour sortir de la zone d’arrivée, tout le monde attend ses proches. Un bénévole demande même aux personnes de dégager un peu la sortie pour laisser passer les coureurs. Je me fraye tant bien que mal un chemin jusqu’à un endroit où poser mon sac pour le déballer des sacs poubelles et le mettre sur mon dos, car je n’avais plus la force de le porter à bout de bras. Ensuit je pensais pouvoir me rendre sur la plage mais impossible, c’était barricadé. J’ai fini par trouver un banc à l’écart dans le square pour me changer et me ravitailler. J'ai eu juste le temps de finir que la pluie est arrivée.
Tous mes camarades de club étant arrivés avant moi et vu la cohue près de l’arrivée, je n’ai pas cherché à les retrouver, de plus ils devaient reprendre une navette pour rentrer sur Nice.
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En attendant l’heure de mon train, j’ai visité un peu Cannes sous la pluie avant de regagner la gare. Le soleil est revenu une heure avant mon départ.
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Pendant mon retour, j’ai reçu un sms d’Isabelle qui m’annonçait avoir terminé en 4h05, elle avait dû ralentir après le semi à cause de sa blessure, ça m’a surprise, moi qui pensais qu’elle avait réussi son objectif….
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ani018-R.gifésultats officiels championnat : 4h12’05 (réel 4h11”56).

574ème sur 576.
113ème sur 114 féminines.
24ème V2F sur 24.

Classement hors championnat : 5388ème sur 8231 et 108ème V2F sur 326.

Bravo à mes camarades de club pour leurs résultats :

Isa 4h06, Alexis 3h18, Fabrice 2h57,

Fabienne 4h02, Laure 3h52, et pour le V3 dont je ne sais pas le prénom 3h57.

 

Petite anecdote pour ma copine Chantal : en fait mon numéro de dossard 855 contenait mon année de naissance mais surtout mon allure finale à l'envers 5'58 au km

(4h11'54=5'58/km)

 

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Relevé de mon Polar 
   Temps Distance km Vitesse km/h FC Moy / Max
  4h11'56       43,7
       10,4

    161 / 184



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Voilà pour ce CR un peu long et long à venir, et encore vous avez de la chance que je perds un peu la mémoire

Ce fut un beau week-end.

Ce marathon Nice-Cannes est très bien organisé, et finalement je ne regrette pas le temps couvert, sinon je pense qu'avec le soleil j'aurais bien plus souffert

 

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Publié par Sylvounette - dans Marathons
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:20


MARATHON SEINE-EURE 2010
Dimanche 17 octobre

Et voilà le Jour J de mon 10ème marathon est arrivé !

affiche (Medium)
5h00 Dur dur le réveil…..mais bon, y a pas le choix, il faut se lever.
Je fais ma petite gym du matin pendant que Nadine nous prépare une petite tisane ;)
Puis un œil par la fenêtre pour avoir une idée du temps…..Il fait très très froid mais cool ! pas de brouillard cette année   Et je m’habille d’une première couche de vêtement. J’ai décidé de courir avec un collant long très fin et mon short du club par-dessus, et pour le haut, ma brassière et le débardeur du club.
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5h30 Nous descendons pour le petit déjeuner, avec ma part de pain sportif en supplément. Comme il n’y a pas de jambon, je vais prendre du fromage à la place., et le reste comme tous les matins.
La veille nous avions demandé s’il était possible de nous servir plus tôt que l’heure normale (7h00), ça n’a pas posé de problème, et toutes les tables étaient prêtes quand nous sommes descendues.
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6h00 Fin des préparatifs de mes sacs, un contenant de quoi me doucher et mes vêtements de rechange après le marathon, et un autre dans lequel je mettrai mes couches supplémentaires au départ et le tout dans le grand sac poubelle qui sera véhiculé par des camionnettes jusqu’à l’arrivée.
Je remplis mes deux gourdes de 300ml avec de l’eau, et une mini avec 2 gels dilués (km30 et 35). Cette année je prends mes précautions pour ne pas avoir à remplir une gourde. Les minis gourdes ne sont pas suffisantes pour tenir entre tous les ravitaillements. Je vérifie que j’ai bien ma barre abricot à prendre vers 8h30, mes 2 pastilles de sel pour la mi-course, mes 3 comprimés sporténine (1 par heure), mes pastilles de fructose pour toutes les 30 minutes  (zut ! là il m’en manque une ! pas grave vu qu’il y a du sucre dans celle de sporténine ), et j’ajoute ma mini part de gâteau banane (km10 et 20). Voilà pour mes ravitaillements car cette année je ne m’arrête pas du tout
Je me couvre d’une deuxième couche bien chaude et en route !
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6h45 Je descends un peu avant Nadine, et là qu’elle n’est pas ma surprise en voyant ma voiture toute givrée ! ! !
Heureusement la couche est fine et elle va vite fondre le temps de chauffer le moteur, parce que je n’avais pas prévu le grattoir . Tout comme hier soir pour rentrer de Rouen, je confie le volant à Nadine, et nous voilà parties pour Val de Reuil, sans brouillard  C’est quand même plus rassurant, car nuit + brouillard ce n’est pas le pied pour conduire dans une région inconnue
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7h20 Nous arrivons au parking où se situe le départ des navettes, guidées par les panneaux indicateurs et les bénévoles.  Un bus vide se met juste en route à notre arrivée, super ! comme ça je pourrai avoir une place devant pour ne pas être trop barbouillée…..Nadine me souhaite bonne course et me pousse dans le bus !
Un coureur s’installe à mes côtés, pour peu de temps, car quelques minutes après arrive Michel et il lui cède gentiment sa place. Je devrais aussi retrouver un Kikourou au dossard 385, mais je ne l’ai encore jamais vu en chair et en os, donc je pense qu’il me reconnaîtra plus facilement ensuite avec mon maillot du CCR92.
Le trajet est assez rapide, et avec Michel nous avons papoté tout le long. Le bus nous dépose à Amfreville sur Iton à environ 500m du départ.
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8h20 Tout d’abord je me dirige vers les toilettes pour éviter la file d’attente. Puis direction la tente prévue pour se mettre en tenue à l’abri du froid. Il y a déjà du monde et avec la chaleur humaine il y fait  vraiment meilleur qu’à l’extérieur, même s’il fait moins froid que l’an dernier. Je m’installe à côté d’un coureur qui, à la vue de mon maillot devine que je viens de Clamart. Lui est de Châtillon et il a pris la route de bonne heure le matin, quel courage !

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Une fois dépouillée de mes couches supplémentaires, j’enfile mes manchettes et mes gants, je mets mon bandana sur la tête, je serre bien ma ceinture porte gourdes et ravitaillement, et je me couvre avec le plastique JI.
Je range mes affaires dans le sac poubelle, je fais un gros nœud et je sors le déposer dans la camionnette……
Gla gla gla ! ça caille ! je n’ai que le haut des épaules à l’air, j’ai bien fait de garder mon buff autour du cou.
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8h30 Je retrouve Michel qui m’avait faussé compagnie à la descente du bus. Le temps pour lui de se mettre en tenue et d’aller se soulager une fois de plus, nous partons nous échauffer sur le début du parcours. Michel s’étonne de ne pas voir grand monde s’échauffer, mais je lui dis qu’ils vont plutôt de l’autre côté, vers les champs. Il voulait parcourir le premier kilomètre aller retour, mais nous avons finalement fait un peu moins. De bonnes sensations dans les jambes pendant cet échauffement me donnent confiance pour ce 10ème marathon.
11’30 puls 122/135 et 1,7 km à  8,5 km/h.

Nous regagnons la ligne de départ. Les coureurs se mettent déjà en place. L’animateur annonce les meneurs d’allure, et je découvre qu’il y en a un pour 3h45. C’est super, sauf que je sais que je ne partirai pas avec lui au début, car à chaque marathon, j’ai trouvé que les meneurs partaient plus vite.
Après avoir disparu je ne sais où, Michel revient et nous nous souhaitons une bonne course, il va se mettre entre les meneurs des 3h15/3h30. J’enlève mon plastique anti-froid, et tout comme je m’applique à le plier, pour le jeter ensuite dans les grands bacs écologiques prévus, mes yeux tombent sur un dossard 385……Ah mais quelle surprise ! il apparaît comme par magie le Kikourou 385, sans crier gare ! Nous n’aurons que quelques minutes pour papoter avant le signal du départ. Mais avant nous, ce sont des joélettes qui s’élancent pour ces 42,195 km ! Kikourou va se placer derrière le meneur des 3h30, quant à moi je reste derrière celui des 3h45.
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9h00 Le coup de feu est donné ! Et cette année au moins je ne démarre pas avec les orteils gelés  Un petit piétinement le temps de passer sur le tapis pour déclencher la puce, et c’est parti, un peu trop lentement…..Je jette au passage mon plastique JI….Les ballons violets des 3h45 ont déjà pris une bonne avance sur moi. Quand j’ai réussi à trouver mon rythme, un peu au-dessus de mon allure prévue, l’écart est  bien d’environ 400m, mais pas question de les rattraper de suite. Je dois m’en tenir à mes prévisions jusqu’au semi. Je surveille ma FC et contrôle mes temps au passage de chaque kilomètre. Tout va bien, je suis quelques secondes au-dessus de mes temps, mais comme il y a des passages en faux-plat ça équilibre. Je ne perds pas de vue les ballons violets. J’ai de bons souvenirs du parcours qui me reviennent au fur et à mesure, ça aide bien.
A l’épongeage de Pinterville, nous sommes encouragés par toute une équipe de scouts.
Au km10, je regarde quand même où j’en suis point de vue chrono, je lis 53’44……Je sors mon anti-sèche et cool ! Je devais passer en 53’48 (5’22/km), donc c’est tout bon, je continue comme ça. Je ne regarderai plus le temps total jusqu’à la fin.

 

Je viendrai coller la suite plus tard ..............

 

Après vient le passage entre Louviers et Incarville, celui que j’aime le moins, avec ces 2 longues lignes droites, en faux plat pour la première, et au paysage pas terrible. Au cours de cette boucle,  je vais courir un moment avec « mon cœur »  , un jeune homme encouragé sûrement par sa femme par des « Allez mon cœur, tu lâches pas ! ». Je ne vous dis pas les jaloux qu’il a fait autour de lui  . Dans la 2ème ligne droite, je me suis rendue compte que mon écart avec les ballons violets avait diminué. Les 3h45 avaient donc ralenti puisque j’étais toujours à la même allure. Un orchestre et de nombreux supporters nous attendent à la fin de cette ligne droite, juste avant de tourner pour retraverser l’Iton.
Maintenant ça va monter légèrement jusqu’au semi et je vais pouvoir encore diminuer mon écart. Je dépasse un petit groupe de coureurs qui plaisantent à mon passage. Je monte assez facilement, tout en surveillant mes puls, je ne veux pas dépasser les 165. Plus ça monte et plus je me rapproche des ballons violets, et au km20 je suis derrière eux. C’est à partir de là que normalement je dois accélérer à 5’13/km. Je décide donc de rester avec le groupe puisque maintenant son allure correspond à la mienne, même un chouilla plus rapide. Tantôt je serai devant, tantôt derrière. Au passage du semi, il y a un tapis pour la puce, ça tombe bien parce que je ne prends pas de laps à ce km là.

Aux ravitaillements je ne m’arrête pas, mais le groupe me rejoint à chaque fois. Cela doit être un peu épuisant ces accélérations……Lorsque nous passons devant la mairie de St Etienne du Vauvray, je suis au niveau d’un groupe poussant une joélette.
 

Au km25, je me sens toujours bien. Ensuite nous arrivons dans la longue ligne droite vers les étangs, et là je commence à penser à Nadine qui sera postée un peu avant le km30. J’ai le temps mais je me dis qu’il faudra que je me place sur la gauche du groupe pour qu’elle me voie arriver. Devant ce groupe, il y a une féminine, V1 ou V2, je ne sais pas trop, mais elle semble plus à l’aise que moi, elle papote souvent avec les autres coureurs.
 

A l’approche du km30, je commence à regarder au loin. J’aperçois un groupe de supporters à une intersection sur la gauche, je me décale donc du groupe mais pas de Nadine…….Bizarre, elle a dû se mettre plus loin que l’an passé……En fait c’était pas la bonne intersection ! Comme j’étais de nouveau enfermée dans le groupe, je me décale à nouveau sur la gauche. Cette fois je vois Nadine, qui visiblement me cherche…Alors j’accélère un peu pour être un peu plus en avant, et là, je vois qu’elle m’a repérée . Je sors ma gourde presque vide pour la lui remettre au passage. Elle m’encourage par des

« Allez Sylvie ! », ce qui interpelle la féminine devant moi car elle porte le même prénom. Elle se retourne et là j’ai comme l’impression qu’elle est surprise de me voir……Ben oui, je n’étais pas avec eux depuis le début alors elle doit se demander d’où je sors   En plus de ces encouragements, Nadine me précise qu’il y en a 2 devant moi…..2 quoi ?….et bien 2 féminines de ma catégorie parmi la liste de dossards que je lui avais donnée (au vendredi nous étions 10 V2F pré-inscrites). Donc celle devant moi était soit V1 soit inscrite après…. Mais peu importe, j’avais décidé de m’accrocher aux ballons violets jusqu’au bout.
 

Km32 à 35, c’est le passage le long de la Seine, avec du vent comme l’an passé et paraît même qu’il était plus fort, mais je ne l’ai pas senti du fait que j’étais dans le groupe et plutôt concentrée à ne pas lâcher prise. Là les gambettes commencent à fatiguer, surtout les quadriceps. Mais déjà depuis un moment le meneur dit que c’est normal si ça fait mal
Nous arrivons au km35, je ne m’arrête pas au ravitaillement, l’année dernière j’avais eu du mal à repartir mais là je sens que mes jambes sont moins fatiguées. Je n’ai pas cette lourdeur habituelle, juste les quadris qui commencent à chauffer. A chaque ravitaillement et aussi aux passages de relais ekiden, nous sommes bien encouragés. Des bénévoles nous préviennent bien à l’avance de quel côté nous devons passer, soit à gauche soit à droite selon la course.
Comme à chaque ravitaillement depuis le km20, le groupe des 3h45 me rejoint, et là je sens que la féminine veut garder la tête.
Depuis le km25, mes laps affichent rarement des temps proches de 5’13/km comme je l’avais prévu, donc je pense que ça va m’être difficile de passer à 5’07 (11,7km/h) à partir du km38…...d’autant plus qu’entre le km37 et 39 il y a un faux plat. Mais j’aime bien cette fin de parcours le long de l’Etang des 2 Amants, nous avons un belle vue avec le soleil en prime ! Et je tiens bon derrière le meneur qui va éclater son dernier ballon violet dans les buissons épineux du virage du km39, juste après le passage sous le chemin de fer. Maintenant je repense à ma séance de veille de course avec Nadine. Je reste encore derrière le meneur jusqu’au passage de la petite butte et ensuite je passe devant. La féminine Sylvie s’est déjà envolée depuis le km37, je n’avais pas la puissance dans les quadris pour la suivre
 

Le meneur encourage sa troupe de plus en plus car cela devient dur, et les coureurs le félicitent. A présent je suis bien devant le groupe et je motive mes gambettes pour ne pas qu’il me dépasse .
Nous arrivons sur la voie verte….hmm….ça sent la fin ! Quelqu’un nous dit que le km40 est après le virage mais là ça brûle tellement dans mes cuisses que je n’arrive pas à aller plus vite.
Devant la gare, Nadine est de nouveau présente, elle m’encourage tout en courant avec moi vers le km41. Elle me dit que Michel avait bien assuré. Je suis contente pour lui, c’était son premier marathon.
Une arche bleue au loin, mais je sais que ce n’est pas encore là l’arrivée, il faut tourner à droite. Et ensuite 3 fois sur la gauche avant d’apercevoir l’arche d’arrivée. Ce qui fait que ça paraît long, et d’autant plus que je n’ai plus de force dans les cuisses pour vraiment sprinter. Mais le principal c’est que je suis toujours devant les 3h45, et donc je sais que j’ai atteint mon objectif ! Je  donne tout dans cette dernière courte ligne droite et je passe sur le tapis en  

3h43min52 à mon chrono 

Incroyable  J’ai réussi plus que mon objectif de 3h45


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Mais je dois avoir une sale tête car un jeune homme de la Croix Rouge me demande "ça va Madame ?"... Oui oui ça va, merci  Je sens mes gambettes flagada mais ça va.
Un bénévole récupère ma puce,une bénévole me passe une médaille autour du cou et un autre me remet le tee-shirt de la course. Je retrouve Nadine qui me félicite pour ce nouveau record. Nous retournons vers la table du chronométrage pour avoir un ticket avec mon résultat mais pas de bol, la machine ne fonctionne plus ! J’en profite pour prendre une couverture de survie dont je m’enveloppe pour ne pas prendre froid.
Nous nous dirigeons vers le stand collation d’arrivée et là je vois Kikourou 385 qui se repose sur la barrière . Il est arrivé 3’ avant moi.

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Quant à Michel, il n’ a pas atteint son objectif de 3h20, mais a tout de même terminé en moins de 3h30, un quart d’heure avant moi. Bravo à tous les deux 


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12h55 Collation bien méritée, il y a de tout, salé et sucré. Je commence par boire un verre de coca et je mange plusieurs morceaux de banane. Je fais remplir ma gourde d’eau gazeuse, je prends un petit sandwich jambon gruyère et je vais retrouver Nadine qui papote avec la féminine Sylvie et là j’apprends finalement qu’elle est V1 mais qu’elle sera V2 en janvier prochain. Elle m’a bien confirmé que le meneur était parti plus vite au début. Je l’ai félicité pour sa fin de course, elle m’a mis plus d’une minute dans la vue ! Je lui ai souhaité bonne chance pour l’an prochain, le podium en V2 est largement à sa portée
Nous avons papoté encore un peu avec Christian, le Kikourou 385 avant de nous quitter. Je suis partie en trottinant vers la voiture pour aller prendre mon sac à dos de rechange. Quand Nadine me rejoint, elle me dit que Christian est allé récupérer son vestiaire……Oups ! Ben moi, ça m’était sorti de la tête  Heureusement que Nadine y pensait !!!
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Et c’est reparti pour de la marche vers la piscine où nous pouvons utiliser les douches. Bon, c’est dur là, ça commence à tirer dans les jambes. Et dur pour les quadriceps la descente des escaliers de la piscine. Pas mal de filles dans les vestiaires, surtout des participantes de l’ekiden, mais ce n’est pas la bousculade, par contre les douches sont froides. Mais ça fait du bien quand même.
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14h15 A la sortie, je retrouve Nadine en train de bouquiner au soleil. Un appel de Michel qui me fait part de son chrono et qu’il est sur le point de reprendre la route, avant d’avoir trop mal aux jambes….Et oui, il n’a pas de chauffeur.
Nous repassons par le village mais comme les résultats du marathon ne sont pas encore affichés, et que les récompenses ne seront pas données avant 15h, nous allons pique-niquer dans la voiture.
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15h30 Nous voici devant les listes des résultats du marathon, Nadine veut être la première à savoir si j’ai fait ou non un podium . Je la laisse chercher, de toute façon sans mes lunettes sur le nez j’ai du mal à lire. Et elle est toute joyeuse de lire que je suis 2ème V2F ! Cette année pas de diplôme délivré sur place, sans doute qu'il y en aura sur le site.
Donc j’ai dû  doubler une des deux V2 qu’elle avait notées, mais à part une féminine accompagnée d’un homme à vélo, je n’ai pas souvenir d’en avoir dépassé une autre….
Nous allons donc attendre la remise des récompenses au soleil mais il ne fait pas aussi chaud que l’an dernier à cause du vent frais.
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15h45 Enfin c’est le moment de la remise des trophées mais avant nous avons eu le droit aux discours des élus de  la communauté d’agglomération.
Au moment du podium masculin au scratch, j’ai réalisé que le vainqueur était celui qui avait remporté le Tour du Pays de Caux auquel j’ai participé cette année.
Quant aux podiums par catégories, ce fut un peu le cafouillage, car toutes les filles restaient sur le podium. Du coup pour que le photographe nous voie toutes, j’ai dû me mettre à genoux…..

Ah ! Aucune pitié pour nos quadriceps !
Et en ce qui concerne les récompenses, et bien cette année c’était la crise ! Pas assez de fleurs, ni médaille, ni trophée pour tout le monde…..Nadine était déçue pour les fleurs, elle en a même fait la remarque au Maire   Quant à la prime de 2ème V2, j’ai dû la réclamer à la bénévole qui tenait toutes les enveloppes. Bon, c’était un peu “merdique” cette année de ce point de vue là, alors que pour le reste de l’organisation, il n’y a vraiment rien à redire, tout était parfait 

Bravo à tous

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16h30 Nous prenons la route du retour avec une pause à Evreux.

Relevé de mon Polar 
Temps Distance km Vitesse km/h FC Moy / Max
  3h43'52 44,4
  11,9

    161 / 175

  Pas cool ce Polar pour ce marathon, je n'ai pourtant pas tant zigzaguée

 


Nous étions 600 inscrits, 498 au départ et 478 classés.
De nombreux inscrits ne sont pas venus à cause des problèmes de carburant….

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ani018-R.gifésultats officiels : 3h44min17. 289ème sur 478.

21ème féminine sur 50. 2ème V2F sur 7.
Chrono réel : 3h43min55.

1er semi   en 1h52’38 (5’19/km), position 366ème
2ème semi en 1h51’39 (5’17/km), position 231ème
Encore un négatif split cette année ! mais 1’ de moins qu’en 2009.

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Mon plan de course prévu

20 km à 5’22/km (11,15 km/h) 1h47’37
22,195 km à 5’13 (11,5 km/h) 1h55’57
Marathon 3h43’24

  Et si je pouvais accélérer au km38 à 5’07 (11,7 km/h), cela faisait 3h42’45.

 Tems prévu Km Temps réalisé FC moyenne
26’53 5 26’56 154
53’48 10 53’44 155
1h20’42 15 1h20’16 157
1h47’37 20 1h46’34 164
2h13’42 25 2h12’25 163
2h39’47 30 2h38’55 163
3h05’52 35 3h05’48 166
3h21’31 38 3h21’38 167
3h31’57 40 3h32’15 171
3h42’23 42 3h42’54 173
3h43’24 Marathon 3h43’52 174

 On voit bien que c’est entre le km38 et km40 que j’ai perdu beaucoup de secondes, à cause de mes quadriceps qui avaient du mal dans ce dernier faux-plat, parce que point de vue souffle je me sentais encore bien. D’ailleurs j’étais un peu plus basse en puls cette année.
Alors que faire pour encore repousser cette douleur dans les cuisses ?

En conclusion , 7 minutes de gagner  c’est super

Merci à mon entraîneur du CCR92 pour ces entraînements que j’ai bien suivis et qui ont porté leur fruits, quand bien même il pensait que j’allais faire encore mieux 

Peut-être pour le prochain

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Merci à ma copine Nadine de m'avoir accompagnée encore une fois pour ce marathon, et merci pour les photos.

Merci aussi aux photographes de la course

www.cb2000.fr et www.normandiecourseapied.com

 

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